SQUAREGOT

Juste la fin du monde

Je ne suis pas un grand fan des drames familiaux mais Bonobo ayant vraiment aimé Mommy, le précédent film de Xavier Dolan, je me suis dit que ce serait une bonne idée de l'emmener voir Juste la fin du monde. On en est sorti mitigé, comme beaucoup. Le huis-clos étouffant dans la maison familiale, les gros plans hyper serrés, les phrases qui libèrent et les non-dits qui font mal, tout est présent pour bien faire palper la souffrance des membres de cette famille.

Beaucoup de choses dérangent dans ce film et en premier lieu le déracinement d'acteurs français au Québec qui dénote quelque peu. Le fait que ce soit une pièce de théatre adaptée rend aussi le film indigeste, peu d'éléments cinématographique venant embellir l'oeuvre initiale. Il y a aussi quelques longueurs qui auraient méritée d'être coupées au montage et des flashbacks pas toujours très bien intégrés.

Il n'en reste pas moins que les acteurs font vraiment du beau boulot, mention spéciale à Marion Cotillard (que je n'apprécie pas particulèrement) dont le personnage a tellement de difficulté à s'exprimer qu'on a mal pour elle et qu'on souhaiterait pouvoir l'aider à finir ses phrases. Le rôle de Vincent Cassel est aussi à mon avis plus complexe que ce que la plupart des gens retiennent. Par delà sa méchanceté, et j'avais parfois l'impression d'entendre Jean-Pierre Bacri dans ses rôles de ronchons, je trouve que son comportement ressemble d'avantage à celui d'un protecteur, du grand frère qu'il est effectivement, cherchant à faire taire les autres personnages pour ne pas qu'ils se fassent du mal.

Un film correct sans plus à mes yeux, sûrement passionnant pour un amateur de rapports humains conflictuels mais qui n'apporte rien de plus que les autres films du genre.

10/10/16 - Lien permanent - tags: #ciné #film #Xavier Dolan #souffrance # famille