SQUAREGOT

La La Land

Bonobo et moi sommes allés voir La La Land l'autre soir pour nous changer les idées. Après tout, quoi de mieux qu'une petite comédie musicale pour se mettre de bonne humeur?
Porté par une bande son parfaite, le film nous fait suivre les trajectoires de deux artistes dans le Los Angeles rêvé par Hollywood. Lui est pianiste dont le but est de monter son club de jazz, il commence comme simple pianiste d'ambiance dans un restaurant. Elle est comédienne, sans grand succès jusqu'à présent. Ils se rencontrent, se détestent, se retrouvent, s'aiment, se disputent et vivent comme dans toute bonne comédie musicale romantique.

On ne va pas se mentir, le film est essentiellement porté par la musique. Je ne suis pas un grand fan du jeu monolithique de Gosling* et le scénario n'est pas un modèle d'originalité. La fraîcheur d'Emma Stone et les différentes chorégraphies sont toutefois à la hauteur, tout comme les quelques passages un peu surréalistes mais on reste loin de la virutosité de Whiplash. Il n'empêche qu'en sortant, je ne pouvais pas m'enlever City of Stars de la tête...

On a vu La La Land en VOSTF et je vous conseille de faire comme nous, rien que d'entendre la version française le temps de la bande annonce m'a filé des boutons! D'ailleurs je ne vous la mets pas en VF!

14/02/17 - Lien permanent - tags: #ciné #film #comédie musicale #Los Angeles

Six jours, de Ryan Gattis

C’est en lisant les Inrocks que j’ai découvert ce livre intense ayant pour base les émeutes de Los Angeles en 1992 mais du côté de la communauté latino essentiellement. Enfin, surtout du côté des gangs latinos qui comptent bien profiter du chaos ambiant pour régler quelques comptes. Et tout commence par un assassinat justement, vécu du point de vue de la victime, histoire de nous mettre dans l’ambiance…
De ce meurtre découlera une guerre des gangs qui enflammera tout un quartier de L.A. durant les six jours de couvre-feu que va connaitre la ville.

Avec une écriture fluide, agrémentée d’un paquet d’argot des rues, Gattis nous plonge littéralement dans la vie des jeunes homeboys, encore ados ou jeunes adultes, mais déjà meurtriers et dealers. On suit essentiellement un groupe soudé autour d'un boss vraiment doué appelé Fate, avec assez de personnages satellites pour nous donner un aperçu glaçant de ce qu’a dû être la situation à ce moment-là. L’écrivain nous explique par la même occasion comment fonctionne un gang, comment une vengeance express est planifiée puis exécutée (l’un des meilleurs passages du livre) ou encore de quelle façon les forces de l’ordre ont évité toute interférence dans certains quartiers pauvres.

J’ai vraiment accroché à ce livre, parfois vraiment dur, parfois assez didactique. C’est vraiment bien écrit, avec des personnages suffisamment épais et crédibles pour qu’on s’inquiète pour eux ou qu’on se réjouisse de leur mort. Il y a bien certaines chapitres un peu long et quelques histoires qui auraient méritées un développement plus approfondi mais l’ensemble est cohérent, on ressort du livre à contre-cœur.
La vision du banditisme à L.A. semble assez juste, Gattis ayant apparemment été contacté puis coaché par des personnes ayant vécus réellement les événements. Cela donne une idée assez précise de ce qu’il peut se passer dans une grande ville quand le chaos s’installe durablement. Et croyez-moi, ce n’est pas beau à voir…

05/10/15 - Lien permanent - tags: #lecture #gang #Los Angeles